La chapelle de la Trinité à Ploubazlanec désigne en réalité deux édifices de la commune : l’ancienne église tréviale de Perros-Hamon, bâtie à la fin du XVIIe siècle et inscrite aux monuments historiques en 1925, et la chapelle néogothique de Pors-Even, bénie en 1868 face à la mer. Toutes deux appartiennent à la commune et témoignent de la religiosité populaire du Trégor, au même titre que la chapelle de Kermaria-an-Lan.
Perros-Hamon, la chapelle de la Trinité la plus ancienne
D’après le dossier de l’Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne, la chapelle de la Sainte-Trinité de Perros-Hamon occupe l’emplacement d’un sanctuaire déjà mentionné en 1198 dans une bulle confirmant les biens de l’abbaye de Saint-Riom. Cédée en 1202 à l’abbaye de Beauport, elle en devient prieuré-cure jusqu’à la Révolution. L’édifice actuel porte les dates 1683 et 1690 ; il a été remanié deux fois au XVIIIe siècle, en 1728 et en 1770.
Sa protection remonte à un arrêté du 6 mars 1925, qui l’a inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques (référence Mérimée PA22089464).
Ce qu’il faut regarder sur place
- Le pignon ouest, en grand et moyen appareil de granite, porte une inscription et le millésime 1683. Ses trois niches en plein cintre abritent des statues provenant de l’ancienne chapelle de la Trinité dite « d’en-haut », aujourd’hui disparue, et il est couronné d’un clocher à trois baies auquel on accède par un escalier posé sur le rampant sud.
- Le porche sud est orné d’une tête d’ange, de l’agneau pascal et de l’aigle de saint Jean. Sa porte, datée de 1728, est surmontée d’une Vierge à l’Enfant polychrome accompagnée de l’inscription AVE MARIA GRATIA PLENA.
- L’intérieur est couvert d’une charpente lambrissée en plein cintre ; le chevet plat ne s’ouvre d’aucune fenêtre.
- La croix du placître, près du pignon occidental, porte d’un côté un Christ en croix et de l’autre une Vierge couronnée à l’Enfant, sculptés dans la kersantite.
La chapelle de la Sainte-Trinité de Pors-Even
Plus récente, la seconde chapelle dédiée à la Trinité se dresse au nord du port de Pors-Even, tournée vers le large. L’Inventaire la date du troisième quart du XIXe siècle : sa bénédiction a eu lieu le 26 octobre 1868. De style néogothique, elle n’a qu’un vaisseau ; ses pignons sont en grand appareil de granite, ses murs latéraux enduits et épaulés de contreforts, et son pignon ouest reçoit un clocher à une seule baie surmonté d’une petite flèche maçonnée.
Histoire et traditions de la chapelle
Autour de ces chapelles, les traditions bretonnes se perpétuent lors des pardons, fêtes religieuses et populaires qui rassemblent les habitants du village et des environs. Les légendes locales attribuent à certaines chapelles des vertus guérisseuses ou protectrices pour les marins, ce qui prend tout son sens dans une commune de gens de mer comme Ploubazlanec. Non loin, la chapelle Sainte-Barbe de Ploubazlanec complète ce patrimoine religieux, tout comme les vestiges de la chapelle Saint-Riom à Bréhat, liés à l’abbaye qui possédait le premier sanctuaire de Perros-Hamon.
Comment se rendre à la chapelle
La chapelle de la Trinité de Ploubazlanec que vous visez se trouve soit au hameau de Perros-Hamon, soit au-dessus du port de Pors-Even : précisez bien le lieu avant de partir. Les deux édifices sont généralement visibles de l’extérieur ; pour l’intérieur, renseignez-vous auprès de la mairie pour les horaires d’ouverture et les dates des célébrations. Une promenade autour des édifices permet d’apprécier le paysage breton environnant et les calvaires voisins, souvent sculptés dans le granite des Côtes-d’Armor. Le Trégor recèle des dizaines de chapelles remarquables, véritable musée à ciel ouvert de l’art religieux breton.
Ce que l’on demande sur les chapelles de la Trinité de Ploubazlanec
Combien y a-t-il de chapelles de la Trinité à Ploubazlanec ?
Deux : celle de Perros-Hamon, ancienne église tréviale de la fin du XVIIe siècle, et celle de Pors-Even, construite au XIXe siècle et bénie en 1868.
La chapelle de Perros-Hamon est-elle protégée ?
Oui, elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis l’arrêté du 6 mars 1925.

















