L’hôtel de ville de Guingamp occupe l’ancien monastère des Augustines hospitalières, l’un des édifices les plus remarquables de la ville. Derrière sa façade de granite, on découvre un cloître, une chapelle à l’italienne devenue salle d’exposition et un triptyque du peintre Paul Sérusier, visibles aux heures d’ouverture de la mairie. Une étape à ne pas manquer pour qui parcourt le patrimoine bâti des Côtes-d’Armor, aux portes du Trégor.
Des sœurs hospitalières à la mairie
Selon l’office de tourisme de Guingamp-Baie de Paimpol, les religieuses hospitalières arrivent à Guingamp en 1676 ; la première pierre du monastère est posée en 1699 et le bâtiment sert d’hôpital jusqu’à la Révolution. L’édifice connaît ensuite d’autres usages avant d’accueillir les services municipaux. Les matériaux locaux, notamment le granite breton, lui donnent sa couleur et sa robustesse, et l’ensemble conserve l’ordonnancement d’un couvent organisé autour de son cloître.
Le cloître, la chapelle et le triptyque de Sérusier
Le cloître se parcourt librement pendant les heures d’ouverture de l’hôtel de ville. On y admire le triptyque de Paul Sérusier, peintre postimpressionniste proche des Nabis, dont l’œuvre est étroitement liée à la Bretagne. La chapelle de style italien accueille désormais des expositions temporaires, ce qui donne une bonne raison de revenir au fil des saisons.
Visite et informations pratiques
La visite de l’hôtel de ville de Guingamp se fait au rez-de-chaussée, gratuitement, aux horaires de la mairie : l’office de tourisme invite à les vérifier avant de venir. Les Journées du patrimoine en septembre sont l’occasion de découvrir des espaces habituellement fermés. Pour prolonger la découverte de la ville, rejoignez les ruines du château ducal de Pierre II à Guingamp, puis le chapelle Saint-Léonard, l'un des premiers édifices religieux de la ville. Les amateurs de mairies historiques compareront avec l’hôtel de ville de Lannion, au cœur du Trégor.

















