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Allée couverte de ty ar kornandounezed, mégalithe breton du Trégor

Allée couverte de ty ar kornandounezed, mégalithe breton du Trégor

allée couverte de ty ar kornandounezed est un mégalithe du Trégor, monument préhistorique dressé par les premières populations qui peuplèrent la Bretagne il y a plusieurs millénaires. Son nom breton renvoie aux Kornandounezed, des naines de la tradition populaire : selon l’office de tourisme de Pleumeur-Bodou, c’est l’allée couverte de l’Île-Grande que ces petites fées étaient censées habiter. Menhirs, allées couvertes, dolmens et cairns jalonnent le paysage des Côtes-d’Armor, témoignant d’une civilisation mégalithique dont les rites et les croyances nous restent partiellement mystérieux. Ces pierres levées imposantes défient le temps et l’érosion, faisant partie du patrimoine de l’humanité.

Archéologie et signification du mégalithe

Ce mégalithe date du Néolithique ou de l’âge du Bronze, une période s’étendant de 5 000 à 2 000 ans avant notre ère. Les archéologues ont mis au jour des ossements, des céramiques et des outils qui permettent de mieux comprendre les pratiques funéraires ou rituelles associées à ces monuments. La Bretagne est la région d’Europe la plus riche en mégalithes, avec des milliers de monuments répertoriés.

Le monument de l’Île-Grande en quelques chiffres

La commune de Pleumeur-Bodou décrit une allée couverte en granite, dite courte, posée sur le sol et non enterrée comme celles du Bassin parisien. Le tableau reprend ses caractéristiques telles qu’elle les publie.

ÉlémentCe que l’on sait
Dimensions8,5 m de long pour 1,6 m de large
Situation35 mètres d’altitude, orientation est-ouest
Planun vestibule puis une chambre funéraire, 4 piliers au nord et 5 au sud
Couverturedeux grandes tables de pierre
Fouillesquatre campagnes, en 1866, 1868, 1909 et 1910
Protectionclassée monument historique le 23 janvier 1956

Le mobilier sorti de ces fouilles, aujourd’hui perdu, comptait quatre haches polies, des éclats de silex, des tessons décorés, de la poterie noire, un disque de bronze et un objet en fer. Autour de la chambre, de très hautes dalles formaient sans doute une paroi intermédiaire destinée à retenir la terre du tumulus disparu.

La légende des Kornandounezed

Deux récits s’attachent au dolmen de l’Île-Grande. Le premier, rapporté par une vieille femme née au début du XIXe siècle, en fait l’abri de lépreux que l’on nourrissait à l’aide d’une fourche. Le second y loge les Kornandounezed : les nuits de pleine lune, ces naines dansaient avec les passants et promettaient la naissance d’un garçon à ceux qui acceptaient de bonne grâce. Ces croyances expliquent les deux surnoms bretons du lieu, Ty-Lia, la maison de pierre, et la maison des korrigans.

Visiter le mégalithe en toute sécurité

La visite de allée couverte de ty ar kornandounezed se fait librement la plupart du temps, ces monuments étant protégés mais accessibles sur des sites ouverts. Respectez les panneaux de protection et ne grimpez pas sur les pierres pour préserver leur intégrité : la mairie de Pleumeur-Bodou le demande expressément aux enfants comme aux adultes. Les guides locaux et les associations archéologiques des Côtes-d’Armor proposent des visites guidées qui permettent de mieux saisir l’histoire de ces lieux. Le Trégor offre plusieurs sites mégalithiques à explorer sur les traces des premiers Bretons, que recense notre page consacrée aux mégalithes du Trégor.

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