Le GR34 dans le Trégor, du cairn de Barnenez au sillon du Talbert

Le GR34 est le sentier de grande randonnée qui longe le littoral breton, et sa traversée du Trégor court sur une bonne centaine de kilomètres, de la baie de Morlaix au Trieux. Ce chemin des douaniers relie Lannion, la côte de granit rose et le sillon du Talbert, de pointe en pointe, sur cinq à sept jours de marche.

En bref

  • Le GR34 traverse le Trégor entre la baie de Morlaix et l'estuaire du Trieux, du Finistère aux Côtes-d'Armor, sur une bonne centaine de kilomètres.
  • Comptez cinq à sept jours de marche en étapes de dix-huit à vingt-cinq kilomètres, avec un dénivelé morcelé mais bien réel.
  • La portion la plus célèbre relie Ploumanac'h à la plage de Trestraou, à Perros-Guirec, en longeant la mer sur un peu plus de quatre kilomètres.

Où commence et où finit la traversée du Trégor

Le GR34 court sur près de deux mille kilomètres, du Mont-Saint-Michel à Saint-Nazaire. La part qui concerne le Trégor est un tronçon central de ce grand tour de Bretagne, et ses limites se lisent sur l'eau plutôt que sur une carte : la baie de Morlaix à l'ouest, la rivière du Trieux à l'est, avec entre les deux une succession de sites naturels protégés et l'île Grande pour seul détour insulaire. Le pays s'étend sur deux départements, puisque le Trégor historique déborde du Finistère vers les Côtes-d'Armor, ce que la traversée du sentier rend très concret.

Côté couchant, la marche démarre volontiers au cairn de Barnenez, à Plouezoc'h, l'un des plus vastes ensembles mégalithiques d'Europe, avant de contourner la pointe de Primel à Plougasnou et de plonger vers Locquirec. Côté levant, le sentier quitte le Trégor à Lézardrieux, une fois franchi le pont suspendu sur le Trieux, et poursuit vers le Goëlo, Paimpol et la baie de Saint-Brieuc. Selon l'endroit où l'on place ces deux bornes et selon les variantes que l'on emprunte, la distance annoncée varie de plusieurs kilomètres : le chiffre exact n'a guère de sens, l'ordre de grandeur en a un.

Un chemin de ronde devenu itinéraire de randonnée

Le tracé n'a rien d'un aménagement touristique récent. Il reprend le chemin de ronde institué en 1791 pour surveiller les côtes et contrarier la contrebande, à une époque où le sel et le tabac se débarquaient volontiers dans les criques discrètes. Les brigades parcouraient ce parcours à pied, de poste en poste, et c'est leur passage quotidien qui a fixé le tracé au plus près du rivage, là où un ingénieur aurait coupé au court.

Deux textes expliquent qu'il soit resté continu là où le littoral s'est bâti. La servitude de passage des piétons, instituée en 1976, réserve une bande de trois mètres le long du rivage sur les terrains privés riverains. Le Conservatoire du littoral, créé l'année précédente, achète depuis lors des sites entiers et les soustrait à la construction : dans le seul Trégor, il détient la pointe de Bihit à Trébeurden, une partie de l'île Grande et le sillon du Talbert. Le douanier a donc laissé le tracé, la loi lui a laissé sa continuité.

Découper la traversée en étapes

Le découpage ci-dessous est indicatif. Il suit les villes où l'on trouve un train, un commerce et de quoi dormir, et il donne des fourchettes plutôt que des distances au kilomètre près, car les variantes de bas de plage et les contournements d'estuaire modifient sensiblement le compte. Un marcheur habitué avalera ces six journées en cinq, une famille en prendra sept sans forcer.

ÉtapeDistance indicativeCe qu'on y voit
Barnenez à Locquirec22 à 25 kmCairn néolithique, pointe de Primel, criques du Finistère trégorrois
Locquirec à Trédrez18 à 21 kmGrand Rocher, grève de Saint-Efflam, falaises de Trédrez
Trédrez à Trébeurden24 à 27 kmPointe du Dourven, Le Yaudet, estuaire du Léguer et Lannion
Trébeurden à Perros-Guirec20 à 23 kmÎle Grande, Trégastel, chaos de Ploumanac'h
Perros-Guirec à Plougrescant21 à 24 kmPort-Blanc, archipel de Buguélès, pointe du Château
Plougrescant à Lézardrieux25 à 30 kmEstuaire du Jaudy, Tréguier, sillon du Talbert, pont suspendu

Deux points méritent d'être anticipés dans ce découpage. Les estuaires d'abord : le sentier remonte le Léguer, le Jaudy puis le Trieux jusqu'au premier pont franchissable, ce qui ajoute chaque fois plusieurs kilomètres sans le moindre panorama. Ces remontées se lisent d'avance sur la carte des vallées et rivières du Trégor. Les villes ensuite : Lannion et Tréguier sont les deux seules étapes où l'on trouve tout à toute heure, gare, pharmacie et hébergement en nombre. Ailleurs, mieux vaut téléphoner la veille.

Les portions qui valent le détour

Sur une telle distance, tout ne se vaut pas. Quatre portions justifient à elles seules le voyage, et chacune se marche en une demi-journée si l'on ne veut pas de l'itinérance complète.

De Ploumanac'h à Trestraou, la portion la plus photographiée

C'est le tronçon que tout le monde a en tête quand on prononce le nom de côte de granit rose. Un peu plus de quatre kilomètres séparent le port de Ploumanac'h de la plage de Trestraou, à Perros-Guirec, entre chaos de blocs arrondis, phare de Mean Ruz et oratoire de Saint-Guirec. Le granit de ce massif a près de trois cents millions d'années, et sa couleur vient des cristaux de feldspath qu'il contient : elle vire au saumon sous le soleil rasant et au gris terne sous la pluie, si bien que deux visites au même endroit ne donnent pas la même image. Le sentier y est large, très fréquenté l'été, et accessible en chaussures de ville, ce qui explique qu'on y croise autant de promeneurs que de randonneurs au long cours.

Le sillon du Talbert, un cordon de galets dans la mer

À Pleubian, la côte s'avance en une flèche de sable et de galets de près de trois kilomètres, née de la rencontre de deux courants de marée. Le sillon du Talbert appartient au Conservatoire du littoral et bénéficie du statut de réserve naturelle régionale. On y marche entre deux mers, sur un sol qui roule sous la semelle, avec l'archipel d'Ollone et les balises de l'estuaire du Trieux pour horizon. Le site est mobile : sa pointe se déplace de plusieurs mètres par an, et les tempêtes d'hiver le remodèlent.

La pointe du Château et le gouffre de Plougrescant

Entre Port-Blanc et Tréguier, le sentier contourne une côte déchiquetée où les rochers sortent de partout. Le gouffre de Plougrescant et sa maison coincée entre deux blocs sont devenus l'image de la Bretagne du nord. Un rappel utile sur place : cette maison est une propriété privée, le chemin a été détourné pour préserver la tranquillité des occupants, et il faut s'y tenir. La pointe du Château, quelques centaines de mètres plus loin, offre une vue plus vaste et beaucoup moins de monde.

Le Grand Rocher au-dessus de la grève de Saint-Efflam

À Plestin-les-Grèves, un promontoire boisé d'environ quatre-vingts mètres domine la plage de Saint-Efflam et la baie de Lannion. La montée est courte et franche, sans difficulté technique, et la vue porte de la pointe de Primel jusqu'aux premières falaises de Trédrez. C'est un bon condensé du Trégor occidental : une longue grève de sable, un éperon rocheux boisé, et la mer qui se retire très loin à marée basse.

Quelle difficulté attendre sur le terrain

Le GR34 passe pour facile parce qu'il ne monte jamais haut. C'est une lecture trompeuse. Le sentier suit le relief de la côte au plus près, ce qui signifie qu'il descend dans chaque anse et remonte sur chaque pointe : sur une journée de vingt kilomètres, on cumule couramment quatre cents à six cents mètres de dénivelé positif, en montées de vingt à quarante mètres répétées des dizaines de fois. Cette accumulation se sent dans les cuisses bien avant la fin de la troisième journée.

Le niveau demandé reste donc modeste sur le plan technique, mais l'expérience compte : un marcheur qui n'a jamais enchaîné plusieurs jours de suite sous-estime presque toujours ce que coûte la répétition. Le terrain, lui, alterne trois surfaces. Des passages larges et roulants, souvent près des plages et des parkings. Des portions étroites en balcon, avec des racines et des marches de bois, plus lentes qu'elles n'en ont l'air. Et des traversées de plages du Trégor ou de galets, épuisantes quand le sable est sec. Comptez trois kilomètres à l'heure en moyenne plutôt que quatre : la marche côtière est lente, et les arrêts pour regarder le paysage ne se comptent pas.

Marées, oiseaux et zones protégées

Le GR34 lui-même reste praticable à toute heure de marée, mais plusieurs raccourcis d'estran que l'on voit sur les cartes ne se prennent qu'à mer descendante, et un marcheur pressé peut se retrouver bloqué par une remontée d'eau dans une anse. Consulter l'horaire des marées la veille au soir fait partie de la préparation au même titre que la météo, et l'on retrouve ce réflexe chez tous ceux qui pratiquent la pêche à pied dans le Trégor.

Le littoral traversé est aussi un espace protégé sur une large part de son linéaire. Au large de Perros-Guirec, la réserve naturelle des Sept-Îles, créée en 1912, est l'une des plus anciennes réserves ornithologiques de France ; la Ligue pour la protection des oiseaux en assure la gestion, et l'île Rouzic y abrite la principale colonie française de fous de Bassan. À terre, entre avril et juillet, plusieurs secteurs de dunes et de landes sont en période de nidification : les chiens y sont tenus en laisse, et certaines portions de falaise sont mises en défens le temps de la saison. Rester sur le tracé balisé n'est pas une consigne de confort, c'est ce qui permet à la végétation littorale de tenir le sol.

Arriver, repartir et se ravitailler

La question du transport se règle bien mieux ici que sur beaucoup d'itinéraires au long cours, et c'est un argument sérieux pour choisir le Trégor comme première itinérance. La ligne ferroviaire qui relie Guingamp à Lannion dépose le marcheur à quelques centaines de mètres du sentier, et Guingamp comme Saint-Brieuc sont desservies par les trains à grande vitesse depuis Paris. Le réseau de cars régional complète le maillage vers les communes littorales qui n'ont pas de gare, ce qui rend possible le retour au point de départ en fin de journée.

Cette accessibilité change la façon de concevoir le séjour. Plutôt qu'un aller simple avec sac complet, beaucoup de marcheurs s'installent trois ou quatre nuits à Lannion, à Trébeurden ou à Tréguier et rayonnent en étoile, en prenant le car le matin pour marcher en direction de leur hébergement. Le ravitaillement suit la même logique : commerces ouverts toute l'année à Lannion, à Perros-Guirec, à Tréguier et à Plestin-les-Grèves, épiceries saisonnières ailleurs, et de longs tronçons sans rien entre Plougrescant et Pleubian.

Deux compléments méritent d'être connus. La Vélomaritime, la voie cyclable qui suit le littoral de la Manche, traverse le Trégor à faible distance du sentier : elle permet d'envoyer un accompagnant en vélo au point d'arrivée du jour, ou de rallier une gare quand le niveau de fatigue impose d'écourter. Et par temps couvert, la proximité du Radôme et de la cité des télécoms, à Pleumeur-Bodou, offre le seul repli couvert d'ampleur du littoral trégorrois, à une dizaine de minutes de voiture de Trébeurden.

Où dormir le long du parcours

L'offre d'hébergement est dense mais très inégalement répartie, et sa saisonnalité est le vrai piège du Trégor. Les campings du littoral, nombreux à Trébeurden, à Pleumeur-Bodou et à Trégastel, ferment pour la plupart de la fin septembre à début avril. Les chambres d'hôtes et les gîtes d'étape restent le recours le plus souple pour une itinérance. L'hôtellerie, elle, se concentre dans les stations : un hôtel ouvert toute l'année se trouve sans peine à Perros-Guirec, à Lannion et à Tréguier, beaucoup plus difficilement entre Plougrescant et Pleubian.

  • En juillet et en août, réserver plusieurs semaines à l'avance sur la côte de granit rose, où la demande dépasse largement l'offre.
  • Hors saison, vérifier l'ouverture avant de partir : un village entier peut être fermé un mardi de novembre.
  • Le bivouac n'est pas un droit sur le littoral et il est interdit sur les terrains du Conservatoire du littoral et dans les espaces classés.
  • Les gîtes d'étape et les campings municipaux offrent les meilleurs rapports qualité prix pour un séjour de plusieurs jours.

Marcher une demi-journée, en famille ou en boucle

Rien n'oblige à enchaîner les étapes. Une bonne part des visiteurs vient pour une balade de deux ou trois heures, et le Trégor s'y prête particulièrement bien parce que les points d'accès sont nombreux et les parkings proches du rivage. Une balade en famille se cale facilement sur un week-end, à condition de choisir un tronçon accessible et d'accepter de faire l'aller-retour plutôt que la traversée.

Trois formules fonctionnent bien avec des enfants. Le tour de l'île Grande, à Pleumeur-Bodou, est plat, court et abrité ; on y longe des îlots à marée basse et la station de soins pour oiseaux marins installée sur place se visite en fin de balade. La boucle du Grand Rocher, à Plestin-les-Grèves, tient en une heure et demie et récompense la montée par une vue complète sur la baie. Le sentier des douaniers de Ploumanac'h, enfin, se marche tôt le matin pour échapper à la foule, à un rythme de promenade plutôt que de randonnée.

Pour un pique-nique, les criques entre Trégastel et Trébeurden offrent des tables naturelles de granit et de l'ombre rare mais réelle. Les associations locales de rando balisent par ailleurs un réseau dense de circuits et de boucles de pays qui se raccrochent au GR34 et permettent de revenir à son point de départ sans navette : ces boucles sont signalées en jaune, quand le GR porte le blanc et le rouge. Pleumeur-Bodou en compte plusieurs autour du Radôme et de l'île Grande, avec des variantes assez courtes pour de jeunes enfants. La carte du patrimoine naturel du Trégor aide à repérer les sites remarquables situés à moins d'un kilomètre du tracé.

Après Lézardrieux, la suite vers le Goëlo

Beaucoup de marcheurs prolongent la traversée d'une journée ou deux, et la suite immédiate du parcours vaut d'être connue avant de fixer son retour. Passé le pont suspendu, le GR34 entre dans le pays du Goëlo et rejoint Paimpol par la rive du Trieux. L'abbaye de Beauport, à Kérity, se trouve à quelques centaines de mètres du tracé : cette abbaye prémontrée fondée au début du treizième siècle appartient au Conservatoire du littoral, qui en a restauré les jardins et les salles ouvertes sur la mer.

Vient ensuite la pointe de l'Arcouest, d'où part la navette maritime pour l'île de Bréhat et son chapelet d'îlots, puis les falaises de Plouha, les plus hautes de Bretagne, qui offrent un tout autre paysage : une falaise sauvage de plus de cent mètres, sans le granit rose ni les chaos ronds du Trégor. C'est là que se trouve la plage Bonaparte, célèbre pour les évasions organisées par le réseau Shelburn en 1944, et l'anse Cochat à Plouha. La côte redevient ensuite plus douce en approchant de la baie de Saint-Brieuc, une réserve naturelle maritime que le sentier longe jusqu'à la ville.

Ce que les marcheurs demandent le plus souvent

Quelles sont les étapes du GR34 dans le Trégor ?

Six étapes couvrent la traversée, de Barnenez à Lézardrieux, avec des journées de dix-huit à trente kilomètres. Les points de coupure naturels sont Locquirec, Trédrez-Locquémeau, Trébeurden, Perros-Guirec et Plougrescant, choisis parce qu'on y trouve un hébergement et un commerce.

Comment organiser une randonnée sur le GR34 ?

Réservez l'hébergement avant de fixer les étapes, car c'est lui qui contraint le découpage, puis vérifiez les horaires de train et de car pour les liaisons de retour. Prévoyez un topo-guide ou une trace numérique, et gardez une journée de marge sur un séjour d'une semaine.

Quels sont les sites à voir le long du GR34 ?

Le cairn de Barnenez, le Grand Rocher de Plestin-les-Grèves, l'estuaire du Léguer, l'île Grande, le chaos de Ploumanac'h, le gouffre de Plougrescant, la cathédrale de Tréguier et le sillon du Talbert forment la colonne vertébrale du parcours.

Comment accéder au sentier des douaniers ?

Le sentier est accessible depuis n'importe quel parking de plage ou de port du littoral trégorrois, sans droit d'entrée ni formalité. En transport public, la gare de Lannion et les cars régionaux desservent la plupart des communes côtières.

Où se trouvent les plages de sable fin sur le parcours ?

Les plus longues grèves de sable blanc se trouvent à l'ouest, autour de Saint-Efflam et de Locquirec, ainsi qu'à Trébeurden et à Trestraou. Entre Plougrescant et Pleubian, la côte devient rocheuse et les plages se réduisent à des criques.

Le GR34 est-il difficile dans le Trégor ?

Il ne présente aucune difficulté technique, mais il cumule quatre cents à six cents mètres de dénivelé positif par journée de vingt kilomètres, en montées courtes et répétées. La fatigue vient de cette accumulation, pas de la hauteur.

Peut-on faire le GR34 en VTT ?

Non, le sentier côtier est réservé aux piétons sur la quasi-totalité de son tracé, et la servitude de passage ne couvre que la marche à pied. Les cyclistes disposent de la Vélomaritime, une voie dédiée qui suit la côte à faible distance et la rejoint à plusieurs endroits.

Balisage, topo-guide et derniers réglages

Le GR34 se lit au balisage blanc et rouge, peint sur les rochers, les poteaux et parfois les troncs. Deux traits parallèles confirment la direction, un trait coudé annonce un changement de cap, une croix signale qu'on s'est trompé de chemin : c'est cette croix qui manque le plus souvent aux marcheurs débutants, parce qu'on la voit dans le dos une fois engagé. Les baliseurs bénévoles de la fédération et des associations locales repeignent ces marques chaque année : c'est une association, et non une collectivité, qui entretient le marquage sur la plus grande partie du parcours, et c'est la raison pour laquelle un tracé de cette longueur reste lisible.

Le reste tient à l'équipement. Des chaussures montantes ne sont pas indispensables mais des semelles crantées le sont, car le granit humide et les marches de bois glissent beaucoup. Un coupe-vent imperméable sert plus souvent qu'une polaire, le vent de nord-ouest étant la constante du littoral. Prenez plus d'eau qu'il n'y paraît : entre deux villages, les points de ravitaillement sont rares et les fontaines inexistantes. Enfin, un topo-guide papier ou une trace enregistrée hors ligne évite les mauvaises surprises dans les zones où le réseau mobile disparaît, notamment autour de la presqu'île de Plougrescant et sur la partie orientale du pays, en direction de Lézardrieux.

Un dernier point pratique, souvent négligé : le sentier ne se marche pas de la même façon selon la saison. En hiver, la lande prend des couleurs de rouille et le sentier appartient aux locaux, mais les jours sont courts et la moitié des services sont fermés. Au printemps, les ajoncs et les bruyères couvrent les pentes, la faune et la flore du littoral sont au plus visible, et les hébergements rouvrent progressivement. C'est la meilleure période pour marcher plusieurs jours d'affilée dans le Trégor, avant que l'affluence estivale ne rende la proximité de la mer nettement moins tranquille.

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